Temgesic®, Solution injectable/comprimés sublinguaux

Indivior Schweiz AG

Soumis au contrôle de la loi fédérale sur les stupéfiants et les substances psychotropes

Composition

Principe actif

Buprenorphinum ut Buprenorphini hydrochloridum.

Excipients

Solution injectable:

Glucosum monohydricum, Acidum hydrochloricum (E507), Aqua ad iniectabile.

Comprimés sublinguaux:

Un comprimé Temgesic 0,2 mg comprimé sublingual contient:

Lactosum monohydricum, Mannitolum (E421), Maydis amylum, Povidonum K30 (E1201), Acidum citricum (E330), Natrii citras (E331), Magnesii stearas (E470b).

Un comprimé Temgesic comprimé sublingual contient 28,349 mg de lactose et 0,036 mg de sodium.

Un comprimé Temgesic 0,4 mg comprimé sublingual contient:

Lactosum monohydricum, Mannitolum (E421), Maydis amylum, Povidonum K30 (E1201), Acidum citricum (E330), Natrii citras (E331), Magnesii stearas (E470b).

Un comprimé Temgesic comprimé sublingual contient 28,144 mg de lactose et 0,036 mg de sodium.

Forme pharmaceutique et quantité de principe actif par unité

Solution injectable: 1 ml à 0,3 mg/ml de buprénorphine (sous forme de chlorhydrate de buprénorphine).

Comprimés sublinguaux: 0,2 mg et 0,4 mg de buprénorphine (sous forme de chlorhydrate de buprénorphine).

Les comprimés sublinguaux ne sont pas sécables.

Indications/Possibilités d’emploi

Temgesic est destiné au traitement des douleurs moyennes à fortes, aiguës et prolongées. Temgesic est également indiqué lorsque les analgésiques non-opiacés et/ou les opiacés faibles ne sont pas suffisamment actifs.

Adultes

Par exemple douleurs chroniques, douleurs tumorales et douleurs postopératoires. Temgesic se prête bien au traitement de douleurs consécutives à un infarctus du myocarde.

Enfants

Par exemple soulagement des douleurs pré- et postopératoires, surtout en administration intraveineuse. Douleurs postopératoires, ainsi que douleurs dues à des tumeurs malignes chez l'enfant, surtout sous forme sublinguale.

Chez les enfants de moins de 6 mois, on ne dispose actuellement d'aucune expérience clinique avec Temgesic.

Posologie/Mode d’emploi

Adultes

Solution injectable

Posologie recommandée: 0,3-0,6 mg, injecté par voie i.m. ou lentement par voie i.v., toutes les 6-8 heures, ou selon les besoins.

Comprimés sublinguaux

La posologie recommandée est de 0,4 mg, en application sublinguale toutes les 6-8 heures, ou selon les besoins.

Enfants et adolescents

Solution injectable

3-6 µg jusqu'à 9 µg par kg de poids corporel, i.m. ou en i.v. lente, toutes les 6-8 heures, ou selon les besoins.

Comprimés sublinguaux

35 à 45 kg: 0,2 mg, en application sublinguale, toutes les 6-8 heures, ou selon les besoins.

Cela correspond à une dose unique moyenne de 5 µg/kg de poids corporel.

Les comprimés sublinguaux ne sont pas sécables. Chez les enfants de moins de 35 kg de poids corporel on utilisera la solution injectable de Temgesic.

Chez les enfants de moins de 6 mois, on ne dispose actuellement d'aucune expérience clinique avec Temgesic.

Patients présentant des troubles de la fonction hépatique

Les conséquences d'une altération de la fonction hépatique sur la pharmacocinétique de la buprénorphine ont été évaluées dans une étude après la commercialisation. La buprénorphine étant largement métabolisée dans le foie, on peut s'attendre à des taux plasmatiques plus élevés chez les patients atteints d'une insuffisance hépatique modérée à sévère, en comparaison avec les sujets sains. C'est pourquoi Temgesic doit être utilisé avec prudence en cas d'insuffisance hépatique. Les patients doivent être surveillés quant aux éventuels signes et symptômes de sevrage aux opioïdes, de toxicité ou de surdosage causés par des concentrations élevées de buprénorphine. La buprénorphine est contre-indiquée chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère.

Patients présentant des troubles de la fonction rénale

Chez les patients présentant des troubles de la fonction rénale, une modification de la posologie de Temgesic n'est en règle générale pas nécessaire. Chez les patients atteints d'insuffisance rénale sévère (Clcr <30 ml/min), la prudence est recommandée (voir «Pharmacocinétique»).

Patients âgés

Un ajustement de la posologie n'est généralement pas nécessaire chez les patients âgés de plus de 65 ans; cependant, la buprénorphine doit être administrée avec précaution lorsque l'âge augmente.

Mode d'administration

La dissolution des comprimés sublinguaux peut prendre de 5 à 10 minutes. Les patients ne doivent pas mâcher ou avaler le comprimé sublingual, ni consommer de nourriture ou de boisson avant que le comprimé sublingual ne soit complètement dissous.

Contre-indications

Hypersensibilité à la buprénorphine ou à l'un des excipients, augmentation de la pression intracrânienne, insuffisance respiratoire grave, insuffisance hépatique grave.

Mises en garde et précautions

Dépression respiratoire

Il est recommandé d'être prudent chez les patients avec une dépression respiratoire.

Comme pour les autres opiacés puissants, une dépression respiratoire cliniquement significative peut survenir dans l'intervalle de dose recommandé chez les patients recevant des doses thérapeutiques de buprénorphine. La buprénorphine doit être administrée avec précaution chez les patients avec une fonction respiratoire limitée (par ex. bronchopneumopathie chronique obstructive, asthme, cœur pulmonaire, réserve respiratoire limitée, hypoxie, hypercapnie ou dépression respiratoire préexistante). Une prudence particulière est de mise lorsque la buprénorphine est administrée à des patients qui prennent ou ont récemment pris des médicaments ayant un effet dépresseur sur le système nerveux central/la respiration. Une réduction de la dose doit être envisagée chez les patients avec les facteurs de risque physiques et/ou pharmacologiques mentionnés ci-dessus et les patients doivent être surveillés.

Troubles respiratoires du sommeil

Les opioïdes peuvent provoquer des troubles respiratoires du sommeil, notamment l'apnée centrale du sommeil (ACS) et l'hypoxémie du sommeil. Le risque d'ACS augmente en fonction de la dose d'opioïdes utilisée. Chez les patients présentant une ACS, une diminution de la dose totale d'opioïdes doit être envisagée.

Dépendance

Temgesic étant un agoniste partiel des récepteurs opiacés µ, il peut entraîner une dépendance similaire à une dépendance de type opioïde. Les études chez les animaux et les expériences cliniques ont toutes deux montrées que la buprénorphine peut provoquer une dépendance, cependant à un degré plus faible que les agonistes entiers (par ex. la morphine).

L'interruption soudaine n'est pas recommandée après une utilisation chronique car elle peut entraîner un syndrome de sevrage pouvant survenir de façon retardée.

Temgesic n'est pas recommandé aux patients qui ont développé une dépendance aux narcotiques, sauf dans le cadre d'un traitement médical, social et psychologique par la buprénorphine.

Chez les patients à risque, la dépendance peut entraîner la prise du médicament en automédication une fois que la douleur n'existe plus. Les patients ne doivent pas dépasser la dose prescrite par le médecin et ils doivent être incités à consulter leur médecin s'ils prennent d'autres médicaments remis uniquement sur prescription ou que d'autres médicaments sont prescrits pour une utilisation future.

Utilisation chez les patients dépendants aux opiacés

La buprénorphine peut, en raison de ses propriétés antagonistiques, déclencher des symptômes de sevrage chez les toxicomanes ainsi que chez les patients dépendants aux opiacés qui prennent des agonistes entiers comme la méthadone ou l'héroïne.

La prudence est également de mise lorsque la buprénorphine est prescrite en tant qu'analgésique à des personnes connues pour être des consommateurs de drogues ou qui étaient par le passé dépendantes aux opiacés. Chez les patients qui ont par le passé utilisé des opiacés de façon abusive, il convient de déterminer la mesure de la dépendance actuelle aux opiacés avant le traitement avec des préparations analgésiques de buprénorphine.

Troubles de la fonction hépatique

Chez les patients atteints d'insuffisance hépatique, la métabolisation de la buprénorphine par le foie peut être réduite et entraîner une augmentation des taux plasmatiques de buprénorphine. C'est pourquoi Temgesic doit être utilisé avec précaution et une réduction de la dose de buprénorphine peut s'avérer nécessaire (voir «Posologie/Mode d'emploi»). Temgesic est contre-indiqué en cas d'insuffisance hépatique sévère.

Il a été démontré que la buprénorphine augmente la pression dans les voies biliaires dans une même proportion que les autres opiacés, raison pour laquelle elle doit être utilisée avec précaution chez les patients avec un dysfonctionnement des voies biliaires.

Troubles de la fonction rénale

L'excrétion rénale peut être retardée car 30% de la dose administrée est éliminée par voie rénale. Il n'est donc en général pas nécessaire d'adapter la posologie en tenant compte de la fonction rénale. Les métabolites de la buprénorphine s'accumulent chez les patients ayant une insuffisance rénale. La prudence est de mise lors de l'administration à des patients présentant une insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine <30 ml/min) (voir «Posologie/Mode d'emploi» et «Pharmacocinétique»).

Utilisation chez les patients traités en ambulatoire

La buprénorphine peut porter atteinte aux capacités mentales et physiques nécessaires à la réalisation d'activités potentiellement dangereuses telles que la conduite de véhicules ou l'utilisation de machines. Les patients doivent en conséquence faire preuve de toute la prudence requise.

Effet dépresseur sur le SNC

Les patients auxquels on administre de la buprénorphine en même temps que d'autres analgésiques opioïdes, des anesthésiques généraux, des antihistaminiques, des benzodiazépines, des phénothiazines ou d'autres tranquillisants, des sédatifs/hypnotiques ou d'autres dépresseurs du SNC (y compris l'alcool) peuvent présenter une dépression accrue du SNC. Si une telle association thérapeutique est envisagée, il est extrêmement important que la dose de l'une ou des deux substances soit réduite à la dose efficace la plus faible.

Effets cardiovasculaires

La buprénorphine peut provoquer une légère réduction du rythme cardiaque et de la tension artérielle chez certains patients. A l'instar d'autres opiacés, la buprénorphine peut provoquer une hypotension orthostatique chez les patients traités en ambulatoire.

Traumatisme crânien

La buprénorphine, comme les autres opioïdes, peut potentiellement augmenter la pression du LCR et doit être utilisée avec prudence chez les patients ayant subi un traumatisme crânien.

La buprénorphine provoque un myosis et altère l'état de conscience, ce qui peut obscurcir l'évolution clinique des patients victimes d'un traumatisme crânien et compliquer l'évaluation du patient.

Douleurs abdominales aiguës

A l'instar des autres agonistes du récepteur μ, l'administration de buprénorphine peut masquer le diagnostic ou l'évolution clinique de douleurs abdominales aiguës.

Mises en garde générales concernant l'utilisation d'opiacés

La buprénorphine doit être administrée avec précaution en cas de:

·patients âgés ou affaiblis,

·myxœdème ou hypothyréose,

·insuffisance corticosurrénale (par ex. maladie d'Addison),

·dépression du SNC ou coma,

·psychose toxique,

·hypertrophie de la prostate ou sténose urétrale,

·alcoolisme aigu,

·delirium tremens,

·cyphoscoliose.

Syndrome sérotoninergique

L'administration concomitante de Temgesic et d'autres agents sérotoninergiques, tels que les inhibiteurs de la MAO, les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS), les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline (IRSN) ou les antidépresseurs tricycliques, peut engendrer un syndrome sérotoninergique, qui est une maladie potentiellement mortelle (voir «Interactions»).

Si un traitement concomitant avec d'autres agents sérotoninergiques est justifié sur le plan clinique, il est conseillé d'observer attentivement le patient, tout particulièrement pendant l'instauration du traitement et les augmentations de dose.

Les symptômes du syndrome sérotoninergique peuvent comprendre des modifications de l'état mental, une instabilité autonome, des anomalies neuromusculaires et/ou des symptômes gastro-intestinaux.

En cas de suspicion de syndrome sérotoninergique, une réduction de dose ou un arrêt du traitement devra être envisagé(e) en fonction de la gravité des symptômes.

La prudence est de mise lors du changement de traitement pour une autre forme pharmaceutique et/ou un autre médicament ayant le même principe actif. Le patient doit être surveillé de manière adéquate.

Temgesic comprimés sublinguaux contient du lactose. Les patients atteints de la rare intolérance héréditaire au galactose, de déficit en lactase ou de malabsorption du glucose et du galactose ne doivent pas prendre ce médicament.

Temgesic comprimés sublinguaux contiennent moins de 1 mmol de sodium (23 mg) par comprimé sublingual, c'est-à-dire qu'ils sont pratiquement «sans sodium».

Interactions

Inducteurs enzymatiques

Inducteurs du CYP3A4

Les inducteurs du cytochrome P450 tels que le phénobarbital, la rifampicine, la carbamazépine et la phénytoïne stimulent le métabolisme et peuvent entraîner une augmentation de la clairance de la buprénorphine. La prudence est de mise lorsque la buprénorphine est administré à des patients qui prennent ces médicaments; une adaptation de la dose peut si nécessaire être envisagée.

Inhibiteurs enzymatiques

Inhibiteurs du CYP3A4

L'isoenzyme CYP3A4 étant impliquée dans le métabolisme de la buprénorphine, l'administration concomitante de médicaments qui inhibent l'activité du CYP3A4 peut entraîner une clairance diminuée de la buprénorphine. C'est pourquoi les patients qui prennent de la buprénorphine en association à des inhibiteurs du CYP3A4 tels que le gestodène, la troléandomycine (TAO), les antibiotiques macrolides (par ex. l'érythromycine), les antimycosiques azolés (par ex. le kétoconazole) ou les inhibiteurs de la protéase du VIH (par ex. le ritonavir, l'indinavir et le saquinavir) doivent être étroitement surveillés. La prudence est de mise lorsque la buprénorphine est administrée à des patients qui prennent ces médicaments; une adaptation de la dose peut si nécessaire être envisagée.

Autres interactions

Alcool

La buprénorphine ne doit pas être prise avec des boissons alcoolisées ou des médicaments contenant de l'alcool. L'alcool augmente l'effet sédatif de la buprénorphine (voir «Effet sur l'aptitude à la conduite et l'utilisation de machines»).

Il est bien connu que l'halothane diminue la clairance hépatique. Comme l'élimination par le foie joue un rôle relativement important (env. 70%) dans l'excrétion globale de la buprénorphine, une dose initiale plus basse et une titration prudente sont nécessaires lorsque la buprénorphine est administrée avec de l'halothane.

Effet d'autres médicaments sur Temgesic

Benzodiazépines

Plusieurs décès et comas ont été signalés chez des toxicomanes qui avaient pris de la buprénorphine en même temps que des benzodiazépines de façon abusive par voie intraveineuse. Il y a eu des rapports de collapsus respiratoire et cardiovasculaire chez les patients qui avaient reçu des doses thérapeutiques de diazépam et des doses analgésiques de buprénorphine. C'est pourquoi les doses doivent être limitées et cette association doit en particulier être évitée lorsqu'il existe un risque d'abus. Les patients ne sont autorisés à prendre des benzodiazépines en même temps que Temgesic que lorsque cela a été prescrit par leur médecin (voir aussi «Mises en garde et précautions»).

Autres médicaments ayant un effet dépresseur central

D'autres dérivés opioïdes (par ex. méthadone, analgésiques, phénothiazine, autres tranquillisants et hypnotiques sédatifs, antitussifs), certains antidépresseurs, les sédatifs agonistes du récepteur H1, barbituriques, d'autres anxiolytiques comme les benzodiazépines, les neuroleptiques, la clonidine et les substances apparentées.

Cette combinaison augmente l'effet dépresseur sur le système nerveux central et peut devenir dangereuse en cas de conduite d'un véhicule ou de l'utilisation de machines (voir aussi paragraphe «Effet sur l'aptitude à la conduite et à l'utilisation de machines».)

La naltrexone et autres antagonistes opioïdes

L'antagoniste des opiacés naltrexone peut bloquer les effets pharmacologiques de la buprénorphine. Il se peut que les patients traités par naltrexone n'obtiennent pas l'effet analgésique escompté de la buprénorphine. Des symptômes de sevrage aux opioïdes peuvent soudainement se manifester chez les patients qui ont développé une dépendance physique à la buprénorphine.

Autres analgésiques opioïdes

Les propriétés analgésiques des agonistes entiers des opioïdes peuvent être diminuées de façon compétitive par l'agoniste partiel buprénorphine. Un syndrome de sevrage aigu peut se manifester lors d'un traitement concomitant par buprénorphine à haute dose, laquelle est un agoniste partiel des récepteurs opioïdes µ, et par un agoniste pur des récepteurs µ, tel que la méthadone ou l'héroïne.

Médicaments sérotoninergiques

Les médicaments sérotoninergiques tels que les inhibiteurs de la MAO, les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS), les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline (IRSN) ou les antidépresseurs tricycliques, car le risque de syndrome sérotoninergique, qui est une maladie potentiellement mortelle, est accru (voir «Mises en garde et précautions»).

À ce jour aucune interaction avec la cocaïne n'a été observée.

Grossesse, allaitement

Grossesse

Les études menées chez le rat et le lapin ont démontré la présence d'une toxicité de reproduction (voir section «Données précliniques»).

Temgesic ne peut être administré durant la grossesse que lorsque l'avantage potentiel pour la mère justifie le risque potentiel pour le fœtus.

Troisième trimestre

En fin de grossesse, la buprénorphine peut provoquer une dépression respiratoire chez le nouveau-né, même après une courte durée d'utilisation. Une utilisation à long terme de la buprénorphine pendant les trois derniers mois de grossesse peut entraîner des symptômes de sevrage chez le nouveau-né (par ex. hypertension, tremblement néonatal, agitation néonatale, myoclonie ou convulsions). Le syndrome apparaît en général avec un décalage de quelques heures à plusieurs jours après la naissance.

En raison de la longue demi-vie de la buprénorphine, une surveillance de l'enfant à naître pendant plusieurs jours en fin de grossesse doit être envisagée afin de prévenir le risque de dépression respiratoire ou de syndrome de sevrage chez le nouveau-né.

Allaitement

La buprénorphine et ses métabolites passent dans le lait maternel. Les études menées chez la rate ont démontré que la buprénorphine inhibait la lactation. L'allaitement doit être arrêté si l'utilisation est absolument nécessaire.

Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines

Temgesic peut réduire les capacités physiques et psychiques nécessaires à des tâches potentiellement dangereuses comme la conduite de véhicules ou le maniement de machines. Les patients doivent éviter de conduire ou d'utiliser des machines tant qu'ils ne sont pas sûrs que Temgesic ne les perturbe pas dans l'exercice de ces activités. Temgesic peut entraîner une torpeur, en particulier lors d'une utilisation concomitante d'alcool ou de sédatifs d'action centrale.

Effets indésirables

Résumé du profil de sécurité

Les effets indésirables les plus fréquents qui ont été décrits dans les études cliniques étaient la sédation, les vertiges, l'étourdissement et les nausées.

Liste des effets indésirables

Les effets indésirables issus des études cliniques sont énumérés ci-dessous. Ces effets sont présentés par classes de systèmes d'organes et par fréquence: très fréquents (≥1/10), fréquents (≥1/100, <1/10), occasionnels (≥1/1'000, <1/100) et rares (≥1/10'000, <1/1'000).

Tableau 1: effets indésirables observés dans les études cliniques

Affections du système immunitaire

Rares:

Hypersensibilité

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Rares:

Perte d'appétit

Affections psychiatriques

Occasionnels:

Confusion, euphorie, nervosité, dépression, psychose, hallucinations, dépersonnalisation

Rares:

Dysphorie/agitation

Affections du système nerveux

Très fréquents:

Sédation/somnolence (env. 60%)

Fréquents:

Céphalées

Occasionnels:

Difficultés d'expression, paresthésie, coma, tremblements

Rares:

Convulsions, coordination inhabituelle

Affections oculaires

Fréquents:

Myosis

Occasionnels:

Diplopie, vision floue, troubles de la vue, conjonctivite

Affections de l'oreille et du labyrinthe

Très fréquents:

Vertiges

Occasionnels:

Acouphène

Affections cardiaques

Occasionnels:

Tachycardie, bradycardie, cyanose, bloc de type Wenckebach

Affections vasculaires

Fréquents:

Hypotension

Occasionnels:

Hypertension, pâleur

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Fréquents:

Hypoventilation

Occasionnels:

Dyspnée, apnée

Affections gastro-intestinales

Très fréquents:

Nausées

Fréquents:

Vomissements

Occasionnels:

Sécheresse buccale, constipation, dyspepsie, ballonnements

Rares:

Diarrhée

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Fréquents:

Transpiration

Occasionnels:

Démangeaisons, éruption cutanée

Rares:

Urticaire

Affections du rein et des voies urinaires

Occasionnels:

Rétention urinaire

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

Occasionnels:

Faiblesse, fatigue, malaise

 

Effets indésirables après commercialisation

Les effets indésirables rapportés le plus fréquemment depuis l'introduction sur le marché sont présentés ci-dessous. La liste comprend les événements mentionnés dans au moins 1% des rapports des spécialistes et dont le lien avec le traitement a été classé comme possible. Ces effets sont présentés par classes de systèmes d'organes et par fréquence. Les réactions sévères telles que choc anaphylactique, bronchospasme et œdème angioneurotique sont survenues à une fréquence inconnue et sont également présentées ci-dessous.

Tableau 2: effets indésirables spontanément signalés

Affections du système immunitaire

Choc anaphylactique

Affections psychiatriques

Confusion

dépendance

hallucinations

Affections du système nerveux

Sédation/somnolence

étourdissement

céphalées

Affections vasculaires

Hypotension

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Dépression respiratoire

bronchospasme

Affections gastro-intestinales

Nausées

vomissements

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Démangeaisons

éruption cutanée

transpiration

œdème angioneurotique

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

Médicament sans effet

interactions médicamenteuses

fatigue

 

Lors de l'utilisation de doses élevées de buprénorphine en traitement de substitution au cours d'une dépendance aux opiacés, on a observé des réactions indésirables suivantes: insomnie, somnolence, évanouissement, hypotension orthostatique, dépression respiratoire ainsi que nécrose hépatique et hépatite.

Les patients qui ont une dépendance importante aux médicaments/aux drogues peuvent présenter un syndrome de sevrage lors de l'utilisation initiale de buprénorphine comme celui qui est décrit sous naloxone.

L'annonce d'effets secondaires présumés après l'autorisation est d'une grande importance. Elle permet un suivi continu du rapport bénéfice-risque du médicament. Les professionnels de santé sont tenus de déclarer toute suspicion d'effet secondaire nouveau ou grave via le portail d'annonce en ligne ElViS (Electronic Vigilance System). Vous trouverez des informations à ce sujet sur www.swissmedic.ch.

Surdosage

En raison de ses caractéristiques agonistes opiacés partielles, la buprénorphine présente une limite de sécurité d'emploi plus importante que les agonistes complets.

Bien que l'action antagoniste de la buprénorphine puisse se manifester à des doses légèrement supérieures à l'intervalle thérapeutique, les doses comprises dans l'intervalle thérapeutique recommandé peuvent, dans certaines conditions, provoquer une dépression respiratoire cliniquement significative (voir «Mises en garde et précautions»).

Signes et symptômes

Les manifestations d'un surdosage aigu sont le myosis, la somnolence, l'hypotension, la dépression respiratoire et la mort.

Des nausées et vomissements ont été observés.

Le symptôme principal qui peut rendre une intervention nécessaire est la dépression respiratoire car elle peut provoquer un arrêt respiratoire et la mort.

Traitement

En cas de surdosage accidentel, toutes les mesures symptomatiques doivent être mises en œuvre, y compris une surveillance étroite des fonctions respiratoires et cardiaques.

Un traitement symptomatique de la dépression respiratoire et des mesures thérapeutiques de médecine intensive doivent être mis en place. Le patient doit être intubé et une respiration assistée ou contrôlée doit être assurée. Étant donné que l'effet pharmacocinétique de la buprénorphine peut durer de 24 à 48 heures, le patient doit être transféré dans un centre qui possède un service de réanimation approprié.

En cas de vomissements, il faut veiller à éviter l'inhalation des vomissements.

Bien que la buprénorphine soit un agoniste du récepteur µ et un antagoniste partiel du récepteur ĸ, la naloxone est un antagoniste efficace.

Etant donné que la buprénorphine possède une affinité environ 30 fois plus importante que la morphine vis-à-vis du récepteur µ, il faut utiliser des doses plus élevées de naloxone (soit 5 à 10 mg i.v.). Le début de l'activité de la naloxone se manifeste en 30-45 minutes, l'effet est toutefois limité à 70 minutes environ en raison de la demi-vie d'élimination. Dans le traitement de patients qui présentent un surdosage en buprénorphine, il est nécessaire d'utiliser des doses élevées de naloxone, ce qui peut provoquer un problème de soins. La majorité des cas observés de surdosages en buprénorphine sont souvent associés à un abus simultané en d'autres produits dépresseurs centraux (benzodiazépine, barbiturique, alcool, cannabis) rendant nécessaire de mettre en œuvre des mesures appropriées au traitement du surdosage correspondant.

Propriétés/Effets

Code ATC: N02AE01

Mécanisme d'action

Temgesic est un analgésique très puissant qui agit sur le SNC. Temgesic est destiné au traitement de douleurs moyennes à fortes, aiguës et prolongées ou lorsque les analgésiques non-opiacés et/ou les opiacés faibles ne sont pas suffisants. La buprénorphine est un agoniste partiel des opiacés, avec une affinité pour les récepteurs µ du cerveau et des propriétés antagonistes sur les récepteurs ĸ.

En raison de son effet agoniste partiel/antagoniste, la buprénorphine offre une marge de sécurité relativement large, ce qui limite les effets dépresseurs, en particulier sur les fonctions cardiaque et respiratoire.

L'effet se fait sentir environ 15-30 minutes après une injection i.m.; après une injection i.v., l'effet est plus rapide.

Lors d'une application sublinguale, le délai d'action est un peu plus lent qu'après une injection parentérale (i.m. ou i.v.).

Des études aussi bien précliniques que cliniques ont démontré une grande marge de sécurité chez l'homme.

La buprénorphine est une substance opiacée de type agoniste/antagoniste, dont le potentiel de pharmacodépendance est plus faible que celui des agonistes purs. Aucune diminution de son efficacité n'a été observée par accoutumance lors d'un traitement de longue durée.

Pharmacodynamique

Voir «Mécanisme d'action».

Efficacité clinique

Aucune donnée n'est disponible.

Pharmacocinétique

Absorption

Après injection intramusculaire, la buprénorphine est bien résorbée, la biodisponibilité étant comparable à celle après une injection intraveineuse. Les taux plasmatiques diminuent rapidement 24 heures après l'injection.

Administrée par voie sublinguale, la buprénorphine est absorbée lentement par la muqueuse buccale. Le passage de la substance active dans le plasma s'effectue lentement (demi-vie de 1,3 h), la concentration maximale étant atteinte après 2-4 heures. L'efficacité orale de cette forme d'administration est approximativement de 55%.

Distribution

La buprénorphine subit une forte liaison aux protéines (96%).

La buprénorphine franchit la barrière hémato-encéphalique et est décelable dans toutes les parties du cerveau. La concentration est maximale dans l'hypophyse et plus faible dans le cervelet et la moelle épinière.

Métabolisme

Lors du passage hépatique, la buprénorphine est en grande partie transformée en un glucurono-conjugué qui est soumis à un cycle entéro-hépatique.

Élimination

Le produit est essentiellement éliminé avec les selles, surtout sous forme de buprénorphine libre. Cette dernière provient du conjugué hydrolysé et contient de faibles quantités du métabolite désalkylé. Des traces de ce composé sont éliminées par l'urine sous forme de glucurono-conjugués.
Après une prise orale, l'élimination plasmatique du principe actif se fait avec une demi-vie de
5 heures.

Données précliniques

Mutagénicité

La buprénorphine a fait l'objet de suffisamment d'études de mutagénicité, in vivo et in vitro. Les tests effectués n'ont pas indiqué d'effet mutagène.

Carcinogénicité

Des études à long terme chez la rate et la souris n'ont pas montré d'éléments significatifs pour l'être humain, en faveur d'un potentiel cancérogène.

Toxicologie de reproduction

Chez des rates et des lapines gravides, des doses quotidiennes de 0,05 mg/kg ou de 0,5 mg/kg n'ont pas engendré d'observations défavorables. Dans les deux espèces, l'élévation de la dose quotidienne à 5 mg/kg a provoqué une augmentation de la perte préimplantatoire et une diminution de la prise de poids des petits pendant les trois premiers jours de vie.

Dans une étude péri et postnatale, des rates ont reçu quotidiennement 0,05, 0,5 ou 5,0 mg/kg de buprénorphine par voie intramusculaire. Une baisse dose-dépendante du taux de survie des petits a été observée (contrôles 88%, faible dose 74%, dose moyenne 71% et dose maximale 37%). Chez les animaux traités par la plus faible dose, aucun effet indésirable n'est survenu. Avec la dose la plus élevée, qui correspond à environ 100 fois la dose thérapeutique, la durée de la gestation a été prolongée et la prise de poids des mères a été plus faible qu'à l'ordinaire après la mise-bas.

Passage placentaire

Des études chez des rates gravides montrent que la buprénorphine franchit la barrière placentaire. Les taux tissulaires fœtaux de buprénorphine correspondent aux taux plasmatiques maternels au début de la gestation. La gestation progressant, la buprénorphine devient en partie décelable dans le tractus gastro-intestinal du fœtus.

La buprénorphine ne peut être dégradée par le foie fœtal que juste avant la naissance et parvient alors sous forme de conjugué dans le tractus gastro-intestinal fœtal.

Remarques particulières

Incompatibilités

Le contenu d'une ampoule de Temgesic peut être ajouté à une solution de glucose à 5% ou de chlorure de sodium isotonique. La compatibilité de la solution injectable de Temgesic avec d'autres solutions n'est pas garantie. N'utiliser que des solutions limpides.

Stabilité

Le médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention «EXP» sur le récipient.

Stabilité après ouverture

Une ampoule entamée ne peut pas être réutilisée et son contenu doit être jeté.

Remarques particulières concernant le stockage

Conserver la solution injectable Temgesic à une température inférieure à 30 °C.

Conserver les ampoules dans l'emballage d'origine pour les protéger de la lumière.

Conserver les comprimés sublinguaux Temgesic à une température inférieure à 30 °C.

Conserver hors de portée des enfants.

Numéro d’autorisation

41931, 44100 (Swissmedic).

Présentation

Temgesic solution injectable, 0,3 mg/ml: 5x1 ampoule (A+).

Temgesic comprimés sublinguaux, 0,2 mg: 10 et 50 (A+).

Temgesic comprimés sublinguaux, 0,4 mg: 10 et 50 (A+).

Titulaire de l’autorisation

Indivior Schweiz AG, 6340 Baar.

Mise à jour de l’information

Mars 2021

IND_FI_FR_20210622